Exposition La vie fragile

 

Présentée à Saskatoon du 3 novembre au 8 décembre 2017

VERNISSAGE: vendredi 3 novembre 2017, 20h

à AKA: 424, 20th St. West, Saskatoon, SK.

Anne Brochu Lambert

Zoé Fortier

Jean-Sébastien Gauthier

Michèle Mackasey

Claude Morin

Laura St. Pierre

Adèle Suveges

 

Commissaire : Serge Murphy

Exposition présentée en collaboration avec le Conseil culturel fransaskois dans le cadre du projet Mentorat et visibilité*

La vie fragile regroupe un ensemble d’œuvres réalisées par sept artistes fransaskois.

On y découvre des œuvres contemporaines bien ancrées dans le monde actuel. Résolument engagées, elles témoignent d’un univers en mouvement, un univers sensible, sorte de miroir d’une réalité fluctuante. Des questions liées à l’identité, la filiation, l’origine, la tradition, le lieu et la nature s’entremêlent, offrant ainsi un panorama franc des questions que se posent aujourd’hui des artistes habitant les grands ciels de la Saskatchewan.

La vie fragile, parce que ces œuvres posent des questions sans donner de réponses et portent en elles une bonne part de doute.

La vie fragile, parce que le chemin tracé par toutes ces œuvres va dans des directions au cœur de notre vulnérabilité.

La vie fragile, parce que l’art est un véhicule puissant pour exprimer l’univers sensible.

La vie fragile, parce que ces images proposent une lecture du réel non autoritaire, ouverte et libre.

 

Les œuvres

Zoé Fortier

Les poinçonneuses révèle le labeur invisible des abeilles découpeuses et l’accompagnement des apiculteurs dans l’exploitation agro-industrielle de la pollinisation en juxtaposant les expériences de l’artiste dans des contextes ruraux et urbains en Saskatchewan. L’artiste revisite ses archives personnelles pour illustrer le travail d’apiculture mené par sa famille pendant plus de 25 ans sur leur ferme à Zénon Park (SK.) L’installation révèle aussi le labeur des abeilles découpeuses sauvages dans la ville de Saskatoon, où habite présentement l’artiste.

Laura St.Pierre

Dans cette série de photos, Laura St.Pierre a cueilli des plantes au bord du fleuve Saint-Laurent. Elle préserve les plantes dans des bocaux remplis d’alcool à friction et les mets en scène pour recréer, de mémoire, le lieu d’origine de ces plantes.

Adèle Suveges

Cette série est une expérience dans mon processus créatif; une chose bien différente de mon travail habituel. La combinaison de matériaux organiques et artificiels pour former des vignettes inhabituelles est inspirée du travail de l’artiste hyperréaliste John Hall. L’utilisation de bords tranchants et d’ombres dans ces tableaux où ils s’entrecroisent fait contraste avec la matière verte pour imiter les torsions, les tours et les mystères de la vie.

Anne Brochu Lambert

À travers ces œuvres-maquettes, j’explore un vocabulaire visuel qui permet de déconstruire le paysage, d’évoquer des atmosphères et aussi une dimension intérieure. La manipulation des matériaux met de l’avant divers états qui naviguent entre le réel, l’abstraction et les motifs signifiants. Le spectateur est invité à y attribuer son propre fil narratif.

Claude Morin

Mes mémoires anciennes de divers objets ont nourri ma créativité. Le temps consomme tout par ses interminables cycles d’absorption et d’émergence. L’alouette des prairies symbolise donc notre besoin d’attention afin de déterminer l’action positive voulue.

Jean-Sébastien Gauthier

Les œuvres du projet Dans la Mesure explorent l’homologie entre les êtres humains et les animaux par le biais d’une collaboration étroite avec des scientifiques œuvrant en biologie cellulaire et évolutionnaire. Au-delà des apparences physiques les nouvelles découvertes en génétiques proposent des rapprochements entre les traits des espèces vivantes. En explorant une parité entre les espèces, ce projet tente de questionner l’idée du désenchantement du monde par le biais de nouvelles découvertes scientifiques qui dérangent les connaissances traditionnelles et proposent une remise en question du sublime.

Michèle Mackasey

Les Portraits-bouteilles-mémoires sont des oeuvres sculpturales à deux dimensions composées de mille petites bouteilles en verre, remplies de liquide coloré transparent, créant un portrait structuré de cellules. Ces portraits symbolisent la mémoire visuelle de quelqu’un. La fragilité du verre offre un rappel de la délicatesse de cette mémoire et en même temps le liquide transparent contenu peut être vu comme une représentation de la vie humaine.

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Crédits de l’oeuvre:
États/ Innerscapes
Pièce « O » (2017)
Anne Brochu Lambert
Encaustique, fusain, gouache, feuille d’or 23k, papier ancien, sur panneau de bouleau blanc.

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*Ce projet est financé en partie dans le cadre de la feuille de route pour les langues officielles du Canada 2013-2018: éducation, immigration et aux communautés. Cet engagement du gouvernement du Canada vise à assurer le dynamisme du français et de l’anglais partout au Canada, à accroitre la vitalité des communautés minoritaires de langues officielles et à faire valoir l’importance et les avantages des deux langues officielles pour l’identité canadienne.

Nous remercions le Conseil des arts du Canada de son soutien. L’an dernier, le Conseil a investi 153 millions de dollars pour mettre de l’art dans la vie des Canadiennes et des Canadiens de tout le pays.

We acknowledge the support of the Canada Council for the Arts, which last year invested $153 million to bring the arts to Canadians throughout the country.